Vendredi 05 septembre 2019
Le
voyage commence par une première nuit chez Sylvaine et Dominique et un départ
de bon matin avec un taxi manceau très sympa On arrivera à l’heure sans
embouteillages importants ce qui nous donnera la possibilité de prendre un bon
déjeuner à l’aéroport.
Vendredi
06 septembre 2019 Oulan Bator
Le
voyage tout d’abord avec l’Aeroflot et une escale à Moscou. Super aéroport très
moderne et les douaniers ne nous parquent pas dans une salle de transit comme
il y a peu. Petite attente après les trois premières heures de vol puis 6
heures en direction Oulan Bator. On change très vite d’atmosphère le pays est
plus pauvre et l’accueil très simple . Dominique perd son bagage je vais
chercher notre guide pour qu’elle nous aide, péripétie qui se terminera bien le
lendemain. Misheel que l’on va appeler Michele pendant tout le séjour est une
jeune maman de 29 ans mariée avec un enfant de 4 ans et le feeling avec les
trois membres de l’équipe elle et les deux chauffeurs sera immédiatement
chaleureux. Notre première balade dans le centre de cette capitale nous
surprend plutôt moderne avec une forte influence soviétique, dans les bâtiments
officiels. La pollution est bien présente, la circulation se compose en grande
partie par des Toyota hybrides Prius, rachetées d’occasion dans d’autres pays.
Le programme commence fort : visite du musée d’histoire naturelle qui
parle de l’énorme empire de Gengis Khan, le Napoléon local, et avant notre
premier repas pris en musique dans un pub Irlandais on assiste à un spectacle
traditionnel extra avec danses contorsions et chants diaphoniques typique de la
région.
Samedi
07 septembre 2019 Chevaux de Przewalski – Parc National de Kustai
Notre
première journée au départ de Oulan Bator commence par un embouteillage monstre
pour sortir de cette ville qui est peuplée par la moitié de la population de la
Mongolie. Les deux guimbardes soviétiques qui vont nous véhiculer pendant tous
le séjour sont hautes sur pattes et faciles à dépanner ce sont les points forts
de ces voitures. Nous nous arrêtons dans le premier temple Gandantegchinlen à
la sortie de la ville, bâtiment plutôt esthétique avec une forte présence
chinoise par le passé. Si deux pays ont eu une forte influence sur la Mongolie
c’est bien sur l’URSS et la Chine avec une occupation sensiblement de même
facture. On pille et on massacre . A midi le premier pique-nique dans la steppe
et il y a une chose qui nous a surpris c’est que la nourriture occidentalisée
par notre équipe est extra. Après un arrêt au super marché pour faire quelques
courses et plusieurs dizaines de kms on rentre dans le parc national KKHUSTAI
pour voir les chevaux sauvages de Przewalski. Un troupeau de quelques unités
descend de la montagne dans le soleil couchant, magnifique. Bonne ambiance dans
le bus car nous nous sommes regroupés et serrés dans un seul véhicule sur deux
banquettes face à face très pratique pour déconner. La première nuit chez cette
première famille est courte nous sommes 7 dans une yourte avec un décalage de 6
heures et les premiers froids. Quand on arrive dans le campement les nomades
nous offrent de la nourriture Mongole qui est parfois immangeable mais on fait
bonne figure même si parfois on laisse tomber par inadvertance quelques
morceaux par terre.
Dimanche
08 septembre 2019 Karakorum
Nous
découvrons la Mongolie sur des routes, enfin des routes si on peut dire, plutôt
des pistes défoncées par la neige et le froid l’hiver. On déjeune dans un
bon resto plutôt moderne durant le trajet du matin ce qui nous permet de
pratiquer des toilettes correctes. Dans les campements les toilettes sont à
150m, pratiquement inaccessibles la nuit et elles se composent d’une petite
cahute deux planches et le paquet de caca à portée de nez. Difficile de se
libérer dans ces conditions. En route la vallée de l’Orkhon, classée au
patrimoine mondial de l’UNESCO, avec les nombreux éleveurs qui s’y installent
pour passer l’été. Nous visitons le
musée très moderne et la ville de Karakorum ancienne capitale du pays. Cette
ville a été détruite par les chinois, reste le monastère Tovkhon au sommet de
la colline aux dimensions importantes 400 m de côté et les trois édifices du
père, du fils et du …. Petit-fils. En sortant j’ai la chance de porter un aigle
royal sur le bras droit et je suis surpris par le poids de cette oiseau
magnifique. D’ailleurs dans la steppe on voit tout de sorte d’animaux des
yacks, des chevaux, des écureuils des
steppes et beaucoup de rapaces, comme jamais nous n’aurions pu l’imaginer. On
finit dans deux yourtes, sans matelas, sans oreiller, sans électricité, sans
wifi et bien sûr sans eau chaude… sans notre petit confort habituel. On est dedans jusqu’au cou. L’altitude
moyenne de la Mongolie c’est 1530 m nous sommes ce soir à 2340 m d’altitude,
vive les Damart et le bonnet.
Lundi
09 septembre 2019 Vallée de l’Orkhon
Une
magnifique journée de vacances dans des paysages de rêve. De la montagne, avec
des mélèzes sur les flancs. On s’arrête pour déjeuner en rond autour d’une
petite table avec des plateaux préparés qui sont très corrects pour le pays.
L’équipe est super avec comme surnom : Marseille à cause de son tee-shirt,
Supreme idem sur le maillot et Misheel (Michèle) notre petite guide qui fait le
maximum pour nous. Le trek de 11 km dans la montagne couverte d’une forêt
odorante. On monte en discutant on rencontre des chevaux en liberté inutile de
vouloir les approcher trop sauvages et en haut un temple, pas très folichon,
mais une vue magnifique et une ambiance propice à la méditation, comme ces deux
Mongoles qui fabriquent des bougies au calme. La discussion, les rires, la
bonne ambiance toujours d’actualité dans la troupe. On finit chez l’habitant au
bord d’une rivière où nous n’aurons pas besoin de nous baigner dans la rivière.
La douche payante se prendra dans un centre de vacances à quelques encablures
de notre campement.
Mardi
10 septembre 2019 Vallée de l’Orkhon
Nous
sommes pour deux jours dans un endroit idyllique, au pied des montagnes et au
bord d’une rivière transparente dans laquelle j’ai fait ma toilette de bon
matin avec Denis. Il fait froid, et sitôt savonné et rincé rapidement, il faut
se couvrir sous peine d’être transformé en glaçon. Nous ne partons pas aujourd’hui dans les
camionnettes, c’est donc le farniente toute la matinée à buller et faire des
photos. Une séance de traite sur une yack qui a fait manger son petit avant
c’est pas trop difficile : suffit de bien positionner les mains sur les mamelles.
Une partie de 118 (le Uno mongol) auquel Misheel nous initiera puis repas à
l’extérieur autour de notre table familiale et puis nous partons à tour de rôle
vers la cascade à pied ou à cheval pour les filles à l’aller. Le retour avec
les garçons se fera au galop sur un cheval gris plutôt sympa. Le soir, barbecue
mongol, (on place des pierres chaudes avec la viande de mouton et les légumes
dans une marmite fermée hermétiquement et on cuit sur le feu pendant 30
minutes), repas que nous prenons dans la yourte des propriétaires autour d’une
petite table. Nous adorons partager les repas avec les éleveurs ils mangent un
peu comme leurs animaux avec beaucoup de bruits pas de chichis et Misheel
traduit nos questions auxquels ils répondent toujours avec beaucoup de
gentillesse. Et puis on finira la journée avec l’anniversaire de Misheel. Elle
est émue nous avions acheté un gâteau en douce à notre halte sur le bord de la
route Elle souffle ses bougies devant Marseille aussi ému qu’elle qui s’en veut
de ne pas avoir penser à sa collègue. Grand cœur notre pilote de rallye.
Mercredi
11 septembre Parc national de Naiman Nuur
Notre
départ est maintenant professionnel. Les toilettes pour certains, l’ablution
dans la rivière que je pratique depuis deux jours avec beaucoup de plaisir. Les
vans sont remplis par les chauffeurs, les duvets roules par les touristes.
L’étape a été formidable avec des grands espaces qui nous rappellent notre
chevauchée d’hier. La journée se passe dans les 4/4 avec des embardées
parfaitement maitrisées par notre chauffeur de compétition .On arrive dans la
région des huit lacs avec un passage à 2800 m d’altitude. On rigole avec
tellement de plaisir, on supporte les contraintes de ce voyage avec
philosophie. Pas de lumière, pas de douche, pas de matelas même si ce soir la
surprise sera de trouver une petite épaisseur de 5 cm. Le soir on mange dans
une de nos yourtes. On a bu de la bière, du vin et mangé une soupe succulente.
Michelle finit la bouteille avec maestria et fête son anniversaire et son
dernier voyage avant de partir en vacances.
Jeudi
12 septembre Lac de Shireet
Une
belle et grande randonnée s’annonce de bon matin. Il fait froid et je vais me
laver à la rivière avec l’ami Denis. Un fort vent balaie la vallée et on frôle
les premières neiges. On part quand même avec ce vent frisquet et on monte à la
montagne pour atteindre le sommet et la descente vers le lac à suivre Le chemin
vers l’étendue d’eau est facile et agréable car on peut mesurer le parcours
tout en descendant. En bas un beau lac de montagne profond et probablement très
froid. La remontée c’est une autre paire de manche. Je reste avec Sylvie et
Françoise en faisant des étapes qui nous permettent de progresser correctement.
Mais le soleil est revenu et nous descendons en van pour manger une bonne
platée de nouilles. On finira la journée au soleil en lisant et en écoutant de
la musique Le poêle le soir sera le bienvenu et la flambée aux galettes de
crottes de Yack nous permettra de démarrer la nuit torse nu
Vendredi
13 septembre 2019 Désert de Khogno Khan
Dure
journée avec presque 200 kms. Journée qui commence mal : Marseille casse
la clef de son Neman. Mais comme il est bon conducteur et surtout bon mécano il
réussira à faire redémarrer la bétaillère avec une paire de ciseaux. Trop
fort !! Beaucoup de pistes et des
paysages grandioses. On s’arrête chez un petit fermier pour donner quelques
vêtements, des crayons et quelques babioles. Les enfants sont adorables et les
appareils photo crépitent. Comme la route est longue on s’arrête dans une
petite épicerie pour acheter du chocolat de la bière pour l’apéro de ce soir,
apéro toujours ben sympathique. On reverra les dunes demain avec la promenade
en chameau et nous couchons ce soir dans un hôtel camping en tipi. Bien sûr pas
de lumière mais de bons matelas et un filet d’eau chaude dans les douches
fermées. Le soir on se met d’accord pour le pourboire pour Misheel et les
chauffeurs et on mange au resto de l’hôtel un bon petit repas dans une baraque
en rondins.
Samedi
14 septembre 2019 Retour Oulan Bator
Le
jour se lève avec le soleil qui pointe sur les rochers façon ouest américain.
La vodka a coulé à flot, hier soir chez les belges et un autre groupe de
baroudeurs à cheval. Le mini Gobi devant nous, long de 80 km, sera ce matin
notre terrain de jeux avec les chameaux. Mais un peu comme d’habitude toutes
les bêtes ne sont pas arrivées et comme il nous en manque 2 je pars à pied
derrière avec Martine. En faisant des photos je me laisse décrocher du groupe
qui disparait de ma vue quelques instants. C’est le chef de groupe qui à bride
abattue revient me chercher pensant que j’étais perdu corps et âme dans le
sable Mongolien. Le monastère du moine ERDENE qui date du XVII siècle construit
dans la montagne est bien paisible et la halte agréable, Françoise en profite
pour nous faire une frayeur en s’écroulant sur le petit chemin escarpé qui
redescend dans la vallée. Les soviétiques ont bousillé pratiquement tous les
édifices religieux de ce pays alors quand la chance en a épargné l’un d’entre eux
on savoure . On rentre sur Oulan Bator après cette balade le long des dunes de
sable d’Elsen Tasarkhai. La steppe s’arrête aux portes de la ville et comme on
retrouve le bitume la circulation se fait plus intense. Des écarts de conduite,
oui surement avec les troupeaux qui traversent cette mini autoroute à deux
voies. Un pick-up qui avait probablement mal jugé le déplacement d’une vache
s’en rappellera le véhicule dans un triste état et la vache façon puzzle au
milieu de la chaussée. La rentrée sur la capitale se fera plutôt correctement
Marseille s’énerve contre un conducteur un peu plus fou que lui mais Misheel
sait comment calmer notre pilote. Notre
petite halte à l’hôtel avant de repartir dans les magasins nous fera le plus
grand bien et c’est dans l’ancien grand magasin d’état que nous quittons notre
petite guide avec une certaine émotion, les derniers jours ont été
intenses.
Dimanche
15 septembre 2019