mardi 29 juin 2021

MONGOLIE du 05 septembre au 15 septembre 2019

 Vendredi 05 septembre 2019

Le voyage commence par une première nuit chez Sylvaine et Dominique et un départ de bon matin avec un taxi manceau très sympa On arrivera à l’heure sans embouteillages importants ce qui nous donnera la possibilité de prendre un bon déjeuner à l’aéroport.

 

Vendredi 06 septembre 2019 Oulan Bator

Le voyage tout d’abord avec l’Aeroflot et une escale à Moscou. Super aéroport très moderne et les douaniers ne nous parquent pas dans une salle de transit comme il y a peu. Petite attente après les trois premières heures de vol puis 6 heures en direction Oulan Bator. On change très vite d’atmosphère le pays est plus pauvre et l’accueil très simple . Dominique perd son bagage je vais chercher notre guide pour qu’elle nous aide, péripétie qui se terminera bien le lendemain. Misheel que l’on va appeler Michele pendant tout le séjour est une jeune maman de 29 ans mariée avec un enfant de 4 ans et le feeling avec les trois membres de l’équipe elle et les deux chauffeurs sera immédiatement chaleureux. Notre première balade dans le centre de cette capitale nous surprend plutôt moderne avec une forte influence soviétique, dans les bâtiments officiels. La pollution est bien présente, la circulation se compose en grande partie par des Toyota hybrides Prius, rachetées d’occasion dans d’autres pays. Le programme commence fort : visite du musée d’histoire naturelle qui parle de l’énorme empire de Gengis Khan, le Napoléon local, et avant notre premier repas pris en musique dans un pub Irlandais on assiste à un spectacle traditionnel extra avec danses contorsions et chants diaphoniques typique de la région. 

 

Samedi 07 septembre 2019 Chevaux de Przewalski – Parc National de Kustai

Notre première journée au départ de Oulan Bator commence par un embouteillage monstre pour sortir de cette ville qui est peuplée par la moitié de la population de la Mongolie. Les deux guimbardes soviétiques qui vont nous véhiculer pendant tous le séjour sont hautes sur pattes et faciles à dépanner ce sont les points forts de ces voitures. Nous nous arrêtons dans le premier temple Gandantegchinlen à la sortie de la ville, bâtiment plutôt esthétique avec une forte présence chinoise par le passé. Si deux pays ont eu une forte influence sur la Mongolie c’est bien sur l’URSS et la Chine avec une occupation sensiblement de même facture. On pille et on massacre . A midi le premier pique-nique dans la steppe et il y a une chose qui nous a surpris c’est que la nourriture occidentalisée par notre équipe est extra. Après un arrêt au super marché pour faire quelques courses et plusieurs dizaines de kms on rentre dans le parc national KKHUSTAI pour voir les chevaux sauvages de Przewalski. Un troupeau de quelques unités descend de la montagne dans le soleil couchant, magnifique. Bonne ambiance dans le bus car nous nous sommes regroupés et serrés dans un seul véhicule sur deux banquettes face à face très pratique pour déconner. La première nuit chez cette première famille est courte nous sommes 7 dans une yourte avec un décalage de 6 heures et les premiers froids. Quand on arrive dans le campement les nomades nous offrent de la nourriture Mongole qui est parfois immangeable mais on fait bonne figure même si parfois on laisse tomber par inadvertance quelques morceaux par terre.

Dimanche 08 septembre 2019 Karakorum

Nous découvrons la Mongolie sur des routes, enfin des routes si on peut dire, plutôt des pistes défoncées par la neige et le froid l’hiver. On déjeune dans un bon resto plutôt moderne durant le trajet du matin ce qui nous permet de pratiquer des toilettes correctes. Dans les campements les toilettes sont à 150m, pratiquement inaccessibles la nuit et elles se composent d’une petite cahute deux planches et le paquet de caca à portée de nez. Difficile de se libérer dans ces conditions. En route la vallée de l’Orkhon, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec les nombreux éleveurs qui s’y installent pour passer l’été.  Nous visitons le musée très moderne et la ville de Karakorum ancienne capitale du pays. Cette ville a été détruite par les chinois, reste le monastère Tovkhon au sommet de la colline aux dimensions importantes 400 m de côté et les trois édifices du père, du fils et du …. Petit-fils. En sortant j’ai la chance de porter un aigle royal sur le bras droit et je suis surpris par le poids de cette oiseau magnifique. D’ailleurs dans la steppe on voit tout de sorte d’animaux des yacks, des chevaux,  des écureuils des steppes et beaucoup de rapaces, comme jamais nous n’aurions pu l’imaginer. On finit dans deux yourtes, sans matelas, sans oreiller, sans électricité, sans wifi et bien sûr sans eau chaude… sans notre petit confort habituel.  On est dedans jusqu’au cou. L’altitude moyenne de la Mongolie c’est 1530 m nous sommes ce soir à 2340 m d’altitude, vive les Damart et le bonnet. 

Lundi 09 septembre 2019 Vallée de l’Orkhon

Une magnifique journée de vacances dans des paysages de rêve. De la montagne, avec des mélèzes sur les flancs. On s’arrête pour déjeuner en rond autour d’une petite table avec des plateaux préparés qui sont très corrects pour le pays. L’équipe est super avec comme surnom : Marseille à cause de son tee-shirt, Supreme idem sur le maillot et Misheel (Michèle) notre petite guide qui fait le maximum pour nous. Le trek de 11 km dans la montagne couverte d’une forêt odorante. On monte en discutant on rencontre des chevaux en liberté inutile de vouloir les approcher trop sauvages et en haut un temple, pas très folichon, mais une vue magnifique et une ambiance propice à la méditation, comme ces deux Mongoles qui fabriquent des bougies au calme. La discussion, les rires, la bonne ambiance toujours d’actualité dans la troupe. On finit chez l’habitant au bord d’une rivière où nous n’aurons pas besoin de nous baigner dans la rivière. La douche payante se prendra dans un centre de vacances à quelques encablures de notre campement. 

Mardi 10 septembre 2019 Vallée de l’Orkhon

Nous sommes pour deux jours dans un endroit idyllique, au pied des montagnes et au bord d’une rivière transparente dans laquelle j’ai fait ma toilette de bon matin avec Denis. Il fait froid, et sitôt savonné et rincé rapidement, il faut se couvrir sous peine d’être transformé en glaçon.  Nous ne partons pas aujourd’hui dans les camionnettes, c’est donc le farniente toute la matinée à buller et faire des photos. Une séance de traite sur une yack qui a fait manger son petit avant c’est pas trop difficile : suffit de bien positionner les mains sur les mamelles. Une partie de 118 (le Uno mongol) auquel Misheel nous initiera puis repas à l’extérieur autour de notre table familiale et puis nous partons à tour de rôle vers la cascade à pied ou à cheval pour les filles à l’aller. Le retour avec les garçons se fera au galop sur un cheval gris plutôt sympa. Le soir, barbecue mongol, (on place des pierres chaudes avec la viande de mouton et les légumes dans une marmite fermée hermétiquement et on cuit sur le feu pendant 30 minutes), repas que nous prenons dans la yourte des propriétaires autour d’une petite table. Nous adorons partager les repas avec les éleveurs ils mangent un peu comme leurs animaux avec beaucoup de bruits pas de chichis et Misheel traduit nos questions auxquels ils répondent toujours avec beaucoup de gentillesse. Et puis on finira la journée avec l’anniversaire de Misheel. Elle est émue nous avions acheté un gâteau en douce à notre halte sur le bord de la route Elle souffle ses bougies devant Marseille aussi ému qu’elle qui s’en veut de ne pas avoir penser à sa collègue. Grand cœur notre pilote de rallye.

 

Mercredi 11 septembre Parc national de Naiman Nuur

Notre départ est maintenant professionnel. Les toilettes pour certains, l’ablution dans la rivière que je pratique depuis deux jours avec beaucoup de plaisir. Les vans sont remplis par les chauffeurs, les duvets roules par les touristes. L’étape a été formidable avec des grands espaces qui nous rappellent notre chevauchée d’hier. La journée se passe dans les 4/4 avec des embardées parfaitement maitrisées par notre chauffeur de compétition .On arrive dans la région des huit lacs avec un passage à 2800 m d’altitude. On rigole avec tellement de plaisir, on supporte les contraintes de ce voyage avec philosophie. Pas de lumière, pas de douche, pas de matelas même si ce soir la surprise sera de trouver une petite épaisseur de 5 cm. Le soir on mange dans une de nos yourtes. On a bu de la bière, du vin et mangé une soupe succulente. Michelle finit la bouteille avec maestria et fête son anniversaire et son dernier voyage avant de partir en vacances. 

 

Jeudi 12 septembre Lac de Shireet

Une belle et grande randonnée s’annonce de bon matin. Il fait froid et je vais me laver à la rivière avec l’ami Denis. Un fort vent balaie la vallée et on frôle les premières neiges. On part quand même avec ce vent frisquet et on monte à la montagne pour atteindre le sommet et la descente vers le lac à suivre Le chemin vers l’étendue d’eau est facile et agréable car on peut mesurer le parcours tout en descendant. En bas un beau lac de montagne profond et probablement très froid. La remontée c’est une autre paire de manche. Je reste avec Sylvie et Françoise en faisant des étapes qui nous permettent de progresser correctement. Mais le soleil est revenu et nous descendons en van pour manger une bonne platée de nouilles. On finira la journée au soleil en lisant et en écoutant de la musique Le poêle le soir sera le bienvenu et la flambée aux galettes de crottes de Yack nous permettra de démarrer la nuit torse nu

Vendredi 13 septembre 2019 Désert de Khogno Khan

Dure journée avec presque 200 kms. Journée qui commence mal : Marseille casse la clef de son Neman. Mais comme il est bon conducteur et surtout bon mécano il réussira à faire redémarrer la bétaillère avec une paire de ciseaux. Trop fort !!  Beaucoup de pistes et des paysages grandioses. On s’arrête chez un petit fermier pour donner quelques vêtements, des crayons et quelques babioles. Les enfants sont adorables et les appareils photo crépitent. Comme la route est longue on s’arrête dans une petite épicerie pour acheter du chocolat de la bière pour l’apéro de ce soir, apéro toujours ben sympathique. On reverra les dunes demain avec la promenade en chameau et nous couchons ce soir dans un hôtel camping en tipi. Bien sûr pas de lumière mais de bons matelas et un filet d’eau chaude dans les douches fermées. Le soir on se met d’accord pour le pourboire pour Misheel et les chauffeurs et on mange au resto de l’hôtel un bon petit repas dans une baraque en rondins.

Samedi 14 septembre 2019 Retour Oulan Bator

Le jour se lève avec le soleil qui pointe sur les rochers façon ouest américain. La vodka a coulé à flot, hier soir chez les belges et un autre groupe de baroudeurs à cheval. Le mini Gobi devant nous, long de 80 km, sera ce matin notre terrain de jeux avec les chameaux. Mais un peu comme d’habitude toutes les bêtes ne sont pas arrivées et comme il nous en manque 2 je pars à pied derrière avec Martine. En faisant des photos je me laisse décrocher du groupe qui disparait de ma vue quelques instants. C’est le chef de groupe qui à bride abattue revient me chercher pensant que j’étais perdu corps et âme dans le sable Mongolien. Le monastère du moine ERDENE qui date du XVII siècle construit dans la montagne est bien paisible et la halte agréable, Françoise en profite pour nous faire une frayeur en s’écroulant sur le petit chemin escarpé qui redescend dans la vallée. Les soviétiques ont bousillé pratiquement tous les édifices religieux de ce pays alors quand la chance en a épargné l’un d’entre eux on savoure . On rentre sur Oulan Bator après cette balade le long des dunes de sable d’Elsen Tasarkhai. La steppe s’arrête aux portes de la ville et comme on retrouve le bitume la circulation se fait plus intense. Des écarts de conduite, oui surement avec les troupeaux qui traversent cette mini autoroute à deux voies. Un pick-up qui avait probablement mal jugé le déplacement d’une vache s’en rappellera le véhicule dans un triste état et la vache façon puzzle au milieu de la chaussée. La rentrée sur la capitale se fera plutôt correctement Marseille s’énerve contre un conducteur un peu plus fou que lui mais Misheel sait comment calmer notre pilote.  Notre petite halte à l’hôtel avant de repartir dans les magasins nous fera le plus grand bien et c’est dans l’ancien grand magasin d’état que nous quittons notre petite guide avec une certaine émotion, les derniers jours ont été intenses. 

Dimanche 15 septembre 2019

Levés à 4 heures du matin pour commencer une longue journée qui se terminera à 4 heures du matin à Montroy c’est-à-dire 30 heures de voyage avec le décalage horaire. Notre avion de l’Aeroflot est déjà en retard de 2H30, début de l’attente. Dans l’aéroport, un bordel sans nom règne. Les files de japonais coupe celle des coréens et la nôtre reste en standby avant de passer devant un contrôle plus qu’aléatoire. Voyage de 6 heures jusqu’à Moscou et attente de 6 heures (A Roissy pour Sylvaine et Domi qui sont partis dans un vol avant nous et à Moscou pour les autres) que nous passons sur des transats face au tarmac. On finira par un vol de 3h 30 jusqu’à Paris ou le taxi nous attend mais pas à Orly comme prévu mais Roissy. Le final de ce voyage chez Sylvaine et Dominique chez qui les voitures étaient stationnées Nous sommes très fatigués mais heureux de l’aventure. Peut être que nous voyagerons de temps en temps sur des destinations comme l’Iran par exemple.