mardi 29 juin 2021

AFRIQUE DU SUD du 28 janvier au 9 février 2018

 

Dimanche 28 janvier

Les dernières heures ont été contrastées. Entre la petite demie heure passée sur les quais de la gare de Poitiers, balayée par une espèce de vent du nord qui nous transperçait et l’arrivée à Durban avec une bonne chaleur bien lourde qui a eu d’ailleurs pour effet de nous faire sortir le bermuda illico, Le voyage de 10 heures avec Air France en A 380 a été long comme toujours mais très calme nous étions dans un compartiment de dormeurs. Cet appareil est silencieux et bien pressurisé.  Durant les atterrissages, le choc sur le train doit être incroyable, on entend la mécanique souffrir. Notre appartement en bord de mer est très confortable et la mer va nous bercer comme des bébés.

 

Lundi 29 janvier Durban

L’appartement est bien aéré par le vent du large et parfait pour récupérer du vol de la veille. Le petit déjeuner sur le balcon et les bains de mer entre les piquets qui délimitent les zones de surveillance des maitres-nageurs.  Les sud-africains font du sport en rangs serrés sur la très longue promenade qui longe cette immense plage qui s’étend au nord et au sud sur des kilomètres.  Pas de requins grâce aux 27 km de filet de protection, mais pas de dauphins non plus.  Enfin on n’est pas là pour se faire becqueter.  A Durban nous avons été nous promener sur le Golden Mile, mais nous n’avons pas retrouvé notre hôtel de 20 ans en arrière, mangé une glace au Mitchell Parc où les filles ont pris en photo les burnes d’un singe faut dire qu’elles étaient bleues (elles en ont pas l’habitude) et fait une promenade au jardin botanique. Chouette journée et on se sent déjà comme à la maison.

 

Mardi 30 janvier Durban

On ne peut pas dire que notre journée a été animée. Nous devions farnienter le matin, puis partir après le déjeuner pour une réserve à 70 km au nord de Durban. Mais on est tellement bien sur notre plage que la réserve attendra.  A la marée haute, de grosses vagues sont venues travailler le sable, quelques baigneurs et surfeurs dans l’eau. L’océan Indien peut être capricieux parfois.  A part ça, les filles ont trouvé du bon pain dans une boulangerie ce qui est pour un français signe d’une intégration réussie et on a dégoté un marchand de glaces italiennes. Une journée réussie en quelque sorte. Patafouek a été suspendu pendant quelques heures, nous n’avions pas payé la redevance annuelle, c’est notre webmaster Guillaume qui nous a dépanné, qu’est-ce qu’on deviendrait sans nos drôles à nos âges ? Probablement des loques qui mangent des glaces italiennes avachies sur des transats sur une plage tropicale…

Mercredi 31 janvier Umfolozi Game Reserve

 

Ce matin nous avons remis en route notre Toyota Avanza. Le designer qui a dessiné l’engin devait être fâché avec l’art. carrée, tu meurs mais elle a deux qualités elle est vaste et haute sur pattes pour encaisser les nids de poule. Après 250 kms et des kms de forêts d’eucalyptus très odorantes, on est arrivé à Umfolozi Game Reserve. Un accueil plutôt sympa vu qu’on a pas payé. Cette réserve est la plus ancienne d’Afrique du Sud. Riche en animaux de toutes sortes, on nous avait même annoncé le big five c’est dire si nous étions enthousiastes. Résultat un vieil éléphant qui nous a regardé l’œil glauque, toutes les différentes sortes d’antilopes possible et un troupeau d’éléphants de nouveau mais très très loin. Ce soir nous nous sommes arrêtés à Sainte Lucia et cette petite ville à une particularité que j’espère nous pourrons observer de la fenêtre de l’appartement fermé à double tour pour plus de sureté. Il faut qu’on vérifie avant de l’officialiser sur le blog « les remps on the road » c’est plus sérieux.

   

Jeudi 1er février Hluhluwe Game Reserve

La petite ville de Santa Lucia a été construite près d’un lac et d’une rivière ou vit une communauté d’hippopotames. Le jour pas de problème, ils trempent tranquilles, mais le soir ces braves bêtes reprennent possession de leur territoire et viennent brouter les pelouses de la ville qui sont à l’endroit ou leurs ancêtres avaient l’habitude de venir. Le jardin de notre résidence descend jusqu’à la rivière et on peut voir un panneau avertissant les résidents sur les risques de rencontrer pas seulement des hippos mais aussi des crocos et des serpents. Aujourd’hui nous avons parcouru la réserve Hluhluwe … avec plus de bonheur que celle d’hier Nous avons pu voir de près ceux qui sont avec l’éléphant les plus impressionnants : les rhinocéros.  La plage de Santa Lucia est magnifique même si les dangers quand on veut se baigner sont nombreux et ne se résument pas aux requins. J’ai proposé aux filles de se baigner mais elles n’ont pas marché dans la combine. Dommage !!!! Les crocos de mer auraient adoré.   

 

Vendredi 2 février Nelspruit

La route qui mène de St Lucia au Park Kruger contourne sur 560 Kms le Swaziland par l’ouest. Un pays, qui avec le Lesotho, nous a laissé un souvenir ému en 2014. Les routes sont belles souvent à deux voies avec une bande sur le côté que les plus lents utilisent pour se laisser doubler. Il faut donc surveiller derrière ceux qui arrivent souvent vite et en face ceux qui doublent. Nous avons traversé des forets immenses, grosse richesse du pays, et des champs de canne à sucre à perte de vue. L’Afrique du Sud c’est 25% du PIB et 40% de l’industrie de toute l’Afrique. C’est donc un pays riche avec aussi une agriculture puissante. Nous avons eu un peu de mal pour trouver le lodge perdu dans la montagne mais le jardin et la vue sur la vallée méritaient que l’on cherche un peu. Et en plus nous avons eu une séance photo par la propriétaire.

 

Samedi 3 février Park Kruger

Nous sommes rentrés tôt dans l’immense Park Kruger de 360 km de long et 60 km de large, sillonné par 2500 km de pistes et de routes. 150 espèces de mammifères y sont représentées donc assez facilement visibles malgré l’immensité. L’après-midi nous nous sommes inscrits à la visite Sunset avec un guide qui avait par moment des intonations d’Omar Sy. Deux lions couchés au chaud sur la route et surtout un léopard magnifique ont été le clou de la balade. Il faut avoir un peu de chance pour voir un léopard nous l’avons suivi et admiré pendant une quinzaine de minutes. C’est un animal que l’on ressent immédiatement comme extrêmement dangereux ce qui n’est pas forcément le cas pour certaines bêtes plus imposantes.  Notre bungalow est très confortable j’ai même pu voir la fin dramatique de France Irlande.

 

Dimanche 4 février Park Kruger

Après le Sunset, avec toujours le même guide le Sunrise. Levé des corps à 3h45 départ 4h30 et en avant la zizique. Je suis au fond, c’est donc moi qui tient le spot de gauche pour fouiller les fourrés. Nous avons les moyens de vous faire parler … Il fait froid, j’ai la main engourdie au bout d’un quart d’heure et en plus un chinois prend tout le siège. En réalité c’était super et pour la température la veille il faisait plus de 40°le jour tout compte fait un petit 27° aujourd’hui nous convient très bien.   Nous avons retrouvé nos lions de la veille, vu un troupeau d’éléphants, des rhinos énormes et deux trois girafes…Après une dernière balade en solo où on rencontre de nouveau des guépards nous partons en direction du sud vers le parc Drakensberg qui longe le Lesotho. Nous avons stoppé pour la nuit dans une ferme avec troupeau de moutons, chèvres, chevaux... moins dangereux.

 

Lundi 5 février Park Drakensberg

Nous avons passé la nuit dans une ferme d’une superficie de 1000 hectares…Oups !!  Tôt le matin, des beuglements, des cris, des claquements de lasso se font entendre. En haut du champ, un troupeau de 250 bêtes est poussé, par des cow-boys montés sur leurs chevaux, vers un corral qui nous semblait être vraiment minuscule. Vaccination contre les tiques qui leur sucent le sang. Le proprio est génial et a envie de causer, donc on apprend des trucs sur une ferme aussi immense. Nous avons passé la journée dans le parc Drakensberg, une zone montagneuse aux collines verdoyantes.  On y trouve tout pour s’amuser dans la nature : randonnées, promenades à cheval, accrobranches, pêche, etc… Nous avons pris quelques photos d’autochtones, des gens charmants aux rires tonitruants. Ce soir nous sommes à Estcourt dans une Guest-House, magnifique maison de 1874.  Une journée de vacance peinarde. 

 

Mardi 6 février Park Drakensberg

Quel bonheur de dormir dans ces vieilles maisons avec des chambres aux plafonds très hauts et à la décoration 1900. Les pieds de la baignoire étaient des serres d’aigle en céramique... La classe. On oublie au passage les barbelés électrifiés en protection et dès que le soleil se couche on respecte la plus élémentaire règle de sécurité dans ce pays : rester à la maison.   Nous avons continué notre visite du Drakensberg par la partie sud en direction de Durban. Paysages magnifiques, champs, lacs montagnes, dans toutes les teintes de vert. Des troupeaux imposants de vaches, des cigognes dans les champs en train de picorer des graines et des villages zoulous accrochés sur le flanc des montagnes. Les paysans nous saluaient amicalement, l’air était pur et il faisait un petit 30°, tout à fait supportable. Avant de rentrer sur Durban nous avons parcouru une réserve privée où on a pu admirer une maman Hippo avec son petit. J’ai manqué pleurer c’était trop chou !!!!

  

Mercredi 07 février

Pour notre dernier jour, on a mis le clignotant, parqué le cube Toyota et profité de notre appartement en face de la mer. D’ailleurs, assis dans mon fauteuil à regarder l’océan, j’ai trouvé que c’était une grande chance de posséder un bien comme ça. Le propriétaire Greg, en plus, est un type adorable et à ce sujet nous n’avons rencontré que des gens charmants comme d’ailleurs au cours des trois voyages précédents. Pourtant quand on lit les stats de l’Afrique du Sud : championne du monde des viols, des mètres des barbelés vendus auxquels on injecte du jus pour griller, à coup sûr, l’intrus, deuxième au niveau des agressions violentes… On a juste envie de se couler sous la couette en position fœtale ou de se sauver en courant. Pas sûr que l’on revienne un jour, car encore beaucoup à visiter, mais nous avons fait un beau voyage. Pour les photos du jour on a recherché dans le stock des derniers jours. Vive l’Airbus 380 qui va nous ramener j’aime parce qu’il a 4 moteurs !!!

   

Vendredi 09 février

Nous avons fait un voyage sans histoire en Airbus 380 avec une petite avance qui va nous permettre d’être plus confortable à Paris pour prendre notre TGV. Le problème en France c’est le mauvais temps, un vrai froid de canard, avec neige et verglas Et comme la France est vite bloquée, on craignait beaucoup de rester à Montparnasse, par exemple, si blocage des trains. Mais en fin de compte tout roule même si nous avons eu un peu de retard à Poitiers et un manque évident de taxi pour aller chez papy René récupérer la voiture. Voilà le voyage se termine complétement à Montroy ou on retrouve Florence et Philippe qui nous ont attendu. Notre maison est de ce fait bien chaude car elle n’a pas cessé de servir pendant notre absence. Daniele est venu aussi passer quelques jours et visiter Edith qui pouvait de ce fait, faire ses différentes demandes comme un petit réfrigérateur pour l’été.