Dimanche 28
janvier
Les dernières
heures ont été contrastées. Entre la petite demie heure passée sur les quais de
la gare de Poitiers, balayée par une espèce de vent du nord qui nous
transperçait et l’arrivée à Durban avec une bonne chaleur bien lourde qui a eu
d’ailleurs pour effet de nous faire sortir le bermuda illico, Le voyage de 10
heures avec Air France en A 380 a été long comme toujours mais très calme nous
étions dans un compartiment de dormeurs. Cet appareil est silencieux et bien
pressurisé. Durant les atterrissages, le
choc sur le train doit être incroyable, on entend la mécanique souffrir. Notre
appartement en bord de mer est très confortable et la mer va nous bercer comme
des bébés.
Lundi 29 janvier
Durban
L’appartement est
bien aéré par le vent du large et parfait pour récupérer du vol de la veille.
Le petit déjeuner sur le balcon et les bains de mer entre les piquets qui
délimitent les zones de surveillance des maitres-nageurs. Les sud-africains font du sport en rangs
serrés sur la très longue promenade qui longe cette immense plage qui s’étend
au nord et au sud sur des kilomètres.
Pas de requins grâce aux 27 km de filet de protection, mais pas de
dauphins non plus. Enfin on n’est pas là
pour se faire becqueter. A Durban nous
avons été nous promener sur le Golden Mile, mais nous n’avons pas retrouvé
notre hôtel de 20 ans en arrière, mangé une glace au Mitchell Parc où les
filles ont pris en photo les burnes d’un singe faut dire qu’elles étaient
bleues (elles en ont pas l’habitude) et fait une promenade au jardin botanique.
Chouette journée et on se sent déjà comme à la maison.
Mardi 30 janvier
Durban
On ne peut pas
dire que notre journée a été animée. Nous devions farnienter le matin, puis partir
après le déjeuner pour une réserve à 70 km au nord de Durban. Mais on est
tellement bien sur notre plage que la réserve attendra. A la marée haute, de grosses vagues sont
venues travailler le sable, quelques baigneurs et surfeurs dans l’eau. L’océan
Indien peut être capricieux parfois. A
part ça, les filles ont trouvé du bon pain dans une boulangerie ce qui est pour
un français signe d’une intégration réussie et on a dégoté un marchand de
glaces italiennes. Une journée réussie en quelque sorte. Patafouek a été
suspendu pendant quelques heures, nous n’avions pas payé la redevance annuelle,
c’est notre webmaster Guillaume qui nous a dépanné, qu’est-ce qu’on deviendrait
sans nos drôles à nos âges ? Probablement des loques qui mangent des
glaces italiennes avachies sur des transats sur une plage tropicale…
Mercredi 31
janvier Umfolozi Game Reserve
Ce matin nous
avons remis en route notre Toyota Avanza. Le designer qui a dessiné l’engin
devait être fâché avec l’art. carrée, tu meurs mais elle a deux qualités elle
est vaste et haute sur pattes pour encaisser les nids de poule. Après 250 kms
et des kms de forêts d’eucalyptus très odorantes, on est arrivé à Umfolozi Game
Reserve. Un accueil plutôt sympa vu qu’on a pas payé. Cette réserve est la plus
ancienne d’Afrique du Sud. Riche en animaux de toutes sortes, on nous avait
même annoncé le big five c’est dire si nous étions enthousiastes. Résultat un
vieil éléphant qui nous a regardé l’œil glauque, toutes les différentes sortes
d’antilopes possible et un troupeau d’éléphants de nouveau mais très très loin.
Ce soir nous nous sommes arrêtés à Sainte Lucia et cette petite ville à une
particularité que j’espère nous pourrons observer de la fenêtre de
l’appartement fermé à double tour pour plus de sureté. Il faut qu’on vérifie
avant de l’officialiser sur le blog « les remps on the road » c’est plus
sérieux.
Jeudi 1er février
Hluhluwe Game Reserve
La petite ville
de Santa Lucia a été construite près d’un lac et d’une rivière ou vit une
communauté d’hippopotames. Le jour pas de problème, ils trempent tranquilles,
mais le soir ces braves bêtes reprennent possession de leur territoire et
viennent brouter les pelouses de la ville qui sont à l’endroit ou leurs
ancêtres avaient l’habitude de venir. Le jardin de notre résidence descend
jusqu’à la rivière et on peut voir un panneau avertissant les résidents sur les
risques de rencontrer pas seulement des hippos mais aussi des crocos et des
serpents. Aujourd’hui nous avons parcouru la réserve Hluhluwe … avec plus de
bonheur que celle d’hier Nous avons pu voir de près ceux qui sont avec
l’éléphant les plus impressionnants : les rhinocéros. La plage de Santa Lucia est magnifique même
si les dangers quand on veut se baigner sont nombreux et ne se résument pas aux
requins. J’ai proposé aux filles de se baigner mais elles n’ont pas marché dans
la combine. Dommage !!!! Les crocos de mer auraient adoré.
Vendredi 2 février
Nelspruit
La route qui mène
de St Lucia au Park Kruger contourne sur 560 Kms le Swaziland par l’ouest. Un
pays, qui avec le Lesotho, nous a laissé un souvenir ému en 2014. Les routes
sont belles souvent à deux voies avec une bande sur le côté que les plus lents
utilisent pour se laisser doubler. Il faut donc surveiller derrière ceux qui
arrivent souvent vite et en face ceux qui doublent. Nous avons traversé des
forets immenses, grosse richesse du pays, et des champs de canne à sucre à
perte de vue. L’Afrique du Sud c’est 25% du PIB et 40% de l’industrie de toute
l’Afrique. C’est donc un pays riche avec aussi une agriculture puissante. Nous
avons eu un peu de mal pour trouver le lodge perdu dans la montagne mais le
jardin et la vue sur la vallée méritaient que l’on cherche un peu. Et en plus
nous avons eu une séance photo par la propriétaire.
Samedi 3 février
Park Kruger
Nous sommes
rentrés tôt dans l’immense Park Kruger de 360 km de long et 60 km de large,
sillonné par 2500 km de pistes et de routes. 150 espèces de mammifères y sont
représentées donc assez facilement visibles malgré l’immensité. L’après-midi
nous nous sommes inscrits à la visite Sunset avec un guide qui avait par moment
des intonations d’Omar Sy. Deux lions couchés au chaud sur la route et surtout
un léopard magnifique ont été le clou de la balade. Il faut avoir un peu de
chance pour voir un léopard nous l’avons suivi et admiré pendant une quinzaine
de minutes. C’est un animal que l’on ressent immédiatement comme extrêmement
dangereux ce qui n’est pas forcément le cas pour certaines bêtes plus
imposantes. Notre bungalow est très
confortable j’ai même pu voir la fin dramatique de France Irlande.
Dimanche 4
février Park Kruger
Après le Sunset,
avec toujours le même guide le Sunrise. Levé des corps à 3h45 départ 4h30 et en
avant la zizique. Je suis au fond, c’est donc moi qui tient le spot de gauche
pour fouiller les fourrés. Nous avons les moyens de vous faire parler … Il fait
froid, j’ai la main engourdie au bout d’un quart d’heure et en plus un chinois
prend tout le siège. En réalité c’était super et pour la température la veille
il faisait plus de 40°le jour tout compte fait un petit 27° aujourd’hui nous
convient très bien. Nous avons retrouvé
nos lions de la veille, vu un troupeau d’éléphants, des rhinos énormes et deux
trois girafes…Après une dernière balade en solo où on rencontre de nouveau des
guépards nous partons en direction du sud vers le parc Drakensberg qui longe le
Lesotho. Nous avons stoppé pour la nuit dans une ferme avec troupeau de
moutons, chèvres, chevaux... moins dangereux.
Lundi 5 février
Park Drakensberg
Nous avons passé
la nuit dans une ferme d’une superficie de 1000 hectares…Oups !! Tôt le matin, des beuglements, des cris, des
claquements de lasso se font entendre. En haut du champ, un troupeau de 250
bêtes est poussé, par des cow-boys montés sur leurs chevaux, vers un corral qui
nous semblait être vraiment minuscule. Vaccination contre les tiques qui leur
sucent le sang. Le proprio est génial et a envie de causer, donc on apprend des
trucs sur une ferme aussi immense. Nous avons passé la journée dans le parc
Drakensberg, une zone montagneuse aux collines verdoyantes. On y trouve tout pour s’amuser dans la
nature : randonnées, promenades à cheval, accrobranches, pêche, etc… Nous
avons pris quelques photos d’autochtones, des gens charmants aux rires
tonitruants. Ce soir nous sommes à Estcourt dans une Guest-House, magnifique
maison de 1874. Une journée de vacance
peinarde.
Mardi 6 février
Park Drakensberg
Quel bonheur de
dormir dans ces vieilles maisons avec des chambres aux plafonds très hauts et à
la décoration 1900. Les pieds de la baignoire étaient des serres d’aigle en
céramique... La classe. On oublie au passage les barbelés électrifiés en
protection et dès que le soleil se couche on respecte la plus élémentaire règle
de sécurité dans ce pays : rester à la maison. Nous avons continué notre visite du
Drakensberg par la partie sud en direction de Durban. Paysages magnifiques,
champs, lacs montagnes, dans toutes les teintes de vert. Des troupeaux
imposants de vaches, des cigognes dans les champs en train de picorer des
graines et des villages zoulous accrochés sur le flanc des montagnes. Les
paysans nous saluaient amicalement, l’air était pur et il faisait un petit 30°,
tout à fait supportable. Avant de rentrer sur Durban nous avons parcouru une
réserve privée où on a pu admirer une maman Hippo avec son petit. J’ai manqué
pleurer c’était trop chou !!!!
Mercredi 07
février
Pour notre
dernier jour, on a mis le clignotant, parqué le cube Toyota et profité de notre
appartement en face de la mer. D’ailleurs, assis dans mon fauteuil à regarder
l’océan, j’ai trouvé que c’était une grande chance de posséder un bien comme
ça. Le propriétaire Greg, en plus, est un type adorable et à ce sujet nous
n’avons rencontré que des gens charmants comme d’ailleurs au cours des trois
voyages précédents. Pourtant quand on lit les stats de l’Afrique du Sud :
championne du monde des viols, des mètres des barbelés vendus auxquels on injecte
du jus pour griller, à coup sûr, l’intrus, deuxième au niveau des agressions
violentes… On a juste envie de se couler sous la couette en position fœtale ou
de se sauver en courant. Pas sûr que l’on revienne un jour, car encore beaucoup
à visiter, mais nous avons fait un beau voyage. Pour les photos du jour on a
recherché dans le stock des derniers jours. Vive l’Airbus 380 qui va nous
ramener j’aime parce qu’il a 4 moteurs !!!
Vendredi 09
février
Nous avons fait
un voyage sans histoire en Airbus 380 avec une petite avance qui va nous
permettre d’être plus confortable à Paris pour prendre notre TGV. Le problème
en France c’est le mauvais temps, un vrai froid de canard, avec neige et
verglas Et comme la France est vite bloquée, on craignait beaucoup de rester à
Montparnasse, par exemple, si blocage des trains. Mais en fin de compte tout
roule même si nous avons eu un peu de retard à Poitiers et un manque évident de
taxi pour aller chez papy René récupérer la voiture. Voilà le voyage se termine
complétement à Montroy ou on retrouve Florence et Philippe qui nous ont attendu.
Notre maison est de ce fait bien chaude car elle n’a pas cessé de servir
pendant notre absence. Daniele est venu aussi passer quelques jours et visiter
Edith qui pouvait de ce fait, faire ses différentes demandes comme un petit
réfrigérateur pour l’été.