Avec mes trois pulls pour supporter les 4 degrés, je suis parti
voir cette finale dans la salle de télé du motor-camp en compagnie d’une
dizaine de jeunes Néozélandais. Ils ont commencé à chanter à tue-tête leur
hymne national en buvant de la bière. Puis le match s’est bien passé pour eux
et c’est tant mieux si mon pronostic n’était pas bon. Nous sommes dans une
région peu peuplée et nous n’avons pas vu la moindre manifestation de joie dans
les rues, mais je vois à la télé que la victoire a été grandement fêtée dans
les capitales régionales. Après avoir traversé la province des Catlins, nous
sommes ce soir complétement au sud à Invercargill en face de l’île
Stewart. La mer de Tasman nous a encore aujourd’hui impressionnés par la puissance
de ses vagues. Elle porte le nom du marin néerlandais Abel Tasman qui, en 1642, a jeté l’ancre le premier au
large de ce pays, dans la golden Bay plus
exactement. Brève rencontre avec les Maoris qui se croient attaqués et qui
zigouillent les 4 premiers marins envoyés en estafette. N’écoutant que son
courage, Abel s’est cassé pour ne jamais revenir. C’est Cook et Surville, cent
ans plus tard, qui reviendront coloniser cette île appelée par Tasman la Niew
Zeeland, normal, vu que c’était un batave.