Le nord c’est loin. Pour traverser l’île, il nous a fallu,
pas moins de 5 heures et demi, en roulant bien, sur la route très correcte de
la côte ouest. Le passage le plus délicat se trouvait dans ce que ici les gens appellent
la traversée côte ouest/est. Le paysage est beaucoup plus verdoyant, la
végétation plus luxuriante que ce qu’on pouvait imaginer vu d’avion. L’ile s’appelle
le caillou pourtant, car très montagneuse avec des sommets à plus de 1500 m.
Ici les tribus règnent en maitre regroupées par villages, elles pratiquent la
restauration sur commande par exemple, expérience que nous tenterons demain. Les
habitants de cette région nord semblent timides et d’une politesse presque
maladive. Gare si on oublie un bonjour sur un trottoir et les signes de
bienvenue sont nombreux sur les bords des routes. A Hienghène, village de semi
montagne au bord de mer, le commerce touristique est bien verrouillé. Nous sommes
un peu comme les chinois à Macao. Une tonte touristique virile mais correcte !!!
C’est pas le coin des plages abritées, bronzage sous les palmiers mais celui
des marcheurs. Avec les drôlesses, les pourcentages sont trop forts pour
attaquer les pentes et l’humidité des derniers jours à fait grossir
momentanément les cours d’eau. Alors on reste sur des activités péri scolaires
compatibles pour des bébés et leurs parents et des retraités un tantinet feignasses.