Un car de teutons s’était arrêté dans le même hôtel que nous
et un allemand, ça casse la croute le matin. Manque de bol, le buffet n’était
pas copieux pour une fois. Par chance, les footeux ont mangé après, sinon c’était
le pugilat. Pour aller au barrage du lac de Bin el Ouldane, il faut prendre une
route rouge, puis une petite route rouge et enfin une petite route jaune
derrière un bus qui n’a pas fait son contrôle antipollution depuis 10 ans,
plein à ras bord de marocain en W/E . C’est le plus grand barrage du Maroc qui
permet d’irriguer toute cette immense région. Un peu plus loin à 1700 m d’altitude
la vallée des Ait Bougmez (la vallée heureuse) contourne l’Ighil M’Goun le plus
haut sommet du Maroc qui culmine à 4071 m. Après avoir traversé la station de
ski d’Azizal, on s’est arrêté aux cascades d’Ouzoud, qui sont devenues avec ses
110 m de dénivelé une des attractions naturelles les plus visitées de l’Atlas
Marocain. Nous avons continué avec notre vilaine habitude de manger en pleine après-midi, ce
coup-ci un tagine, dans un petit
restaurant d’un village de montagne. Ce soir nous sommes arrivés dans le tohu-bohu
de Marrakech pour y passer les trois derniers jours.