C’est un samedi marqué par la musique. Tout d’abord dans les
rues et les terrasses des cafés bondées de monde de Pointe à Pitre où des
groupes font se trémousser les passants et le soir à Basse Terre ou nous avions
décidé d’assister à un concert de musique sacrée. Un spectacle quel qu’il soit
dans les îles c’est toujours folklorique. En arrivant à Basse Terre on est surpris
par le nombre important d’illuminations
de noël qui égaient encore la ville sous une température de 25°. Noël semble
bien loin.
La cathédrale, bien dans le style des îles avec son plafond
blanc en bois d’où descendent trois gros lustres. Sous les arcades, des ventilateurs
chromés tournent lentement pour brasser l’air (le nôtre est en panne). Un
accordeur à la bouille sympathique essaie désespérément de réanimer un petit
piano prêté par un voisin pendant que le public prend place sur les bancs en
bois vernis. En majorité des femmes, tirées à quatre épingles et habillées
comme pour aller à la messe. Pour couronner le tout, c’est le chanteur qui
remercie la moitié du bled pour l’aide apportée à cette représentation exceptionnelle.
Là on se dit ça va être la daube du siècle. Et puis la musique démarre dans
cette jolie cathédrale, le pianiste fait des exploits et les deux chanteurs antillais, Aurore Hugolin (Mezzo soprano) et Jean-Loup Pagésy (Basse) à la carrière internationale rendent
la soirée magique.